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 Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?

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Danton
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MessageSujet: Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?   Mar 14 Juin à 15:12

Alors qu'à la suite des NON franco-hollandais, beaucoup imaginaient que la question essentielle posée lors du Conseil européen du 16 Juin, serait la poursuite, ou non, du processus de ratification, et l'avenir du TECE.
Voici que la France et l'Allemagne exigent de la GB la fin du traitement de faveur dont elle bénéficiait depuis 1984.
Il faut dire que l'une des questions prévues à l'ordre du jour était le budget européen.

Les britanniques pourraient accepter de revenir sur leurs avantages en échange d'une renégociation de la PAC.

Que pensez-vous de la tournure des évènements et de ce débat ?

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Enzo
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MessageSujet: Re: Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?   Mar 14 Juin à 23:37

salut,
m'est avis que cela permet de noyer le poisson et tenter d'affaiblir la GB au moment ou elle va prendre la presidence.

Les gouvernements Allemands et Francais sont tout les deux dans une situation politique difficile avec des echeances electorales à tres court terme, ce qui n'est absolument pas le cas de la Grande-Bretagne, et pour une fois je ne suis pas opposé à la proposition de la GB qui serait de remettre à plat la PAC, qui si on regarde bien, en France, ne bénéficie qu'au trés gros agriculteurs qui n'ont pas de soucis à se faire. maintenant, je ne suis pas expert dans le domaine.

Le fond du problème, à mon sens, est de savoir ce que l'on veut véritablement construire pour l'Europe et comment, mais ce ne sera pas abordé avant 2009. le C.E du 16 juin n'est qu'un round d'observation.
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Killian
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MessageSujet: Re: Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?   Mer 15 Juin à 0:11

Pourquoi 2009 ?

Mais sur le principe je trouve cela pas mal : renegociation de la PAC contre fin de la ristourne anglaise (remboursable ??? Mr.Red )
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Enzo
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MessageSujet: Re: Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?   Jeu 16 Juin à 1:09

2009, car c'est la date d'entrée de la roumanie et de la bulgarie je crois, et comme on reste sur le traité de nice, ils ne pourront pas avoir de commissaire representant leur pays, a moins que qu'un autre pays se sacrifie ce dont je doute. donc il faudra negocier tout du moins sur les institutions politiques.
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Danton
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MessageSujet: Re: Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?   Jeu 16 Juin à 1:27

Je croyais que le Traité de Nice instituait un commissaire par pays sans présumer du nombre de pays.
Alors que le TECE, lui, limitait le nombre de commissaires à 15, si je ne me trompe.

Je faisais erreur sur Nice ?

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FFFootix
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MessageSujet: Re: Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?   Jeu 16 Juin à 3:15

Danton a écrit:
Alors qu'à la suite des NON franco-hollandais, beaucoup imaginaient que la question essentielle posée lors du Conseil européen du 16 Juin, serait la poursuite, ou non, du processus de ratification, et l'avenir du TECE.
Voici que la France et l'Allemagne exigent de la GB la fin du traitement de faveur dont elle bénéficiait depuis 1984.
Il faut dire que l'une des questions prévues à l'ordre du jour était le budget européen.

Les britanniques pourraient accepter de revenir sur leurs avantages en échange d'une renégociation de la PAC.

Que pensez-vous de la tournure des évènements et de ce débat ?
On a raison de demander au RU de participer à la hauteur de son économie et donc de leur retirer leur rabais.
Par contre le Ru n'a pas tord quand il avance que la PAC c'est 40% du budget de l'UE qui concerne moins de 2% des emplois en Europe, et aussi un revenu assez faible. (sans oublier les problèmes de surproduction et de pollution)
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Ioulia Timochenko
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MessageSujet: Re: Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?   Ven 17 Juin à 16:57

Danton a écrit:
Je croyais que le Traité de Nice instituait un commissaire par pays sans présumer du nombre de pays.
Alors que le TECE, lui, limitait le nombre de commissaires à 15, si je ne me trompe.

Je faisais erreur sur Nice ?

Bonjour,

en effet vous faisiez erreur.

La Commission :
A partir du 1er janvier 2005, la commission comprendra un commissaire par Etat membre. (La France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni perdront donc leur deuxième commissaire).
Ultérieurement, le nombre des commissaires sera inférieur à celui des des Etats. Il sera déterminé selon des modalités qui devraient, en principe, être adoptées après la signature du traité d’adhésion du 27e Etat membre.
Les pouvoirs du président de la Commission vis-à-vis de ses collègues sont renforcés. Sa nomination, ainsi que celle des autres commissaires, sera faite à la majorité qualifiée du Conseil européen.

SOURCE : http://www.assemblee-nationale.fr/europe/themes/cig.asp (bas de page)

Cordialement

IT.
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Danton
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MessageSujet: Re: Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?   Ven 17 Juin à 17:06

D'accord,
Donc selon Nice ça peut aller jusqu'à 27 commissaires (1 par Etat).
Arrivé à ce point on est censé redéfinir ce nombre.

Merci Ioulia. Smile

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Danton
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MessageSujet: Re: Conseil européen du 16 juin 2005 - Vers un pugilat ?   Sam 18 Juin à 18:34

Citation :
[ samedi 18 juin 2005, 12h01 - Reuters ]

© Reuters

L'UNION EUROPÉENNE EN CRISE
par Sophie Louet et Yves Clarisse

BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne s'est enfoncée vendredi dans une crise de plus en plus profonde en ajoutant une méchante querelle budgétaire à l'impact déjà dévastateur des "non" français et néerlandais à la Constitution.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Cinq ont non seulement manqué l'occasion de rebondir en échouant à conclure un accord sur le financement de l'Europe élargie, ils ont aussi offert le spectacle de leurs divisions sur l'avenir de l'Union.

"Ça a raté", a sobrement constaté le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui achèvera le 31 juin sa présidence de l'UE avant de céder le relais à Tony Blair.

"On vous expliquera ensuite que l'Europe n'est pas en crise: elle est en crise profonde", a-t-il ajouté avant d'ironiser sur la mission impossible qui consistera pour lui à expliquer à George Bush "la force et la vigueur de l'Union".

Les pourparlers sur le financement de l'UE de 2007 à 2013 ont échoué en raison des divergences entre les Etats membres.

Le principal obstacle a été la volonté de Londres qui voulait garder sa "ristourne" - 5,3 milliards d'euros en 2004 - sur sa contribution au budget européen arrachée en 1984 par Margaret Thatcher, sauf si l'on ne remettait en cause les aides agricoles, ce que la plupart des pays, dont la France, a refusé.

Le Royaume-Uni, mais aussi les Pays-Bas, la Suède et la Finlande, qui voulaient réduire leur contribution, et l'Espagne, qui voulait garder sa part du gâteau, ont en effet rejeté la dernière offre de Juncker et les travaux devront être repris plus tard, sans garantie de succès, sans doute en 2006.

"J'AI EU HONTE"

Le moment le plus spectaculaire est intervenu à la toute fin des discussions, lorsque les 10 pays qui ont adhéré le 1er mai dernier se sont levés à l'annonce de l'échec en proposant de sacrifier une partie de leur pactole avant de sauver l'accord.

"J'ai eu honte", a lancé le Premier ministre luxembourgeois, qui ne passera pas ses vacances avec son successeur Tony Blair: il n'entend même pas écouter ses priorités pour la présidence britannique de l'UE, qui seront présentées le 23 juin.

"Il y a eu un moment, je dois dire, pathétique, le mot n'est pas excessif", a renchéri Jacques Chirac qui s'est dit très impressionné par l'attitude des nouveaux pays membres "face à l'égoïsme affiché par deux ou trois pays riches."

"Ces pays faisaient preuve d'une volonté d'Europe, d'un espoir, d'une solidarité, d'une compréhension. Ils ont donné là une belle leçon pour l'Europe de demain", a-t-il dit.

Pour le Premier ministre polonais Marek Belka, cela a été un choc de constater que certains pays étaient aussi "égoïstes" face au financement d'un élargissement qu'ils présentent poétiquement comme une réunification de l'Europe.

"J'ai demandé, est-ce que c'est seulement une question d'argent et si oui, combien?", a-t-il demandé.

Mais Tony Blair n'a pas paru le moins du monde ému.

Il a refusé une offre de limiter son chèque à 5,5 milliards d'euros par an - si rien n'est modifié dans ce mécanisme, il dépassera bientôt les sept milliards -, mais il fallait pour cela repenser toutes les politiques, comme l'Europe verte pourtant sanctuarisée par un accord de 2002.

PAS DE VISIBILITÉ

"Je ne suis pas prêt à avoir quelqu'un qui me dise qu'il y a une seule vision de l'Europe", a-t-il dit en estimant que les aides agricoles appartenaient définitivement au passé. "Il ne s'agit pas de savoir qui est le plus solidaire en Europe, il s'agit de savoir ce que la solidarité signifie aujourd'hui."

Blair a pu à raison dire qu'il n'était pas isolé, puisque d'autres pays ont dit "non": mais sa volonté de rouvrir un accord conclu agricole en 2003 à l'unanimité a, de l'avis général, constitué l'obstacle à un accord.

Pour le chancelier Gerhard Schröder, "la Grande-Bretagne n'a jamais montré la moindre volonté de compromis".

Pour Juncker, la cause est entendue: il y a bien deux conceptions philosophiques de la construction européenne.

"Il y a ceux qui en fait, sans le dire, veulent le grand marché et rien que le grand marché, une zone de libre-échange, et il y a ceux qui veulent une Europe politiquement intégrée."

Les dirigeants européens ont tenté de se ressaisir.

"On va sortir de cette crise, mais que de temps perdu et quel mauvais moment pour l'avoir fait", a dit Juncker.

L'incertitude est d'autant plus grande qu'il n'existe aucune visibilité quant à la Constitution européenne.

Les chefs d'Etat et de gouvernement avaient entamé jeudi leur sommet par un accord en trompe-l'oeil sur le traité rejeté par la France et les Pays-Bas en supprimant tout délai pour sa ratification, ce qui permet à chacun de suivre sa voie.

Le processus de ratification se poursuivra pendant que les gouvernements européens mèneront une réflexion sur la manière de combler le fossé apparu entre l'Europe et ses citoyens, mais les pays qui doivent le faire par référendum disposeront de temps.

L'échéance, qui était fixée à novembre 2006, a disparu et il n'y a plus aucun calendrier précis, sinon une vague référence tacite à la mi-2007, période à laquelle Français et Néerlandais iront aux urnes pour renouveler leurs exécutifs.

Sans tarder, l'Irlande, la République tchèque, le Danemark, le Portugal, la Suède ont annoncé le report sine die de leur référendum, tandis que la Pologne et le Luxembourg n'ont pas caché qu'ils pourraient le faire dans les prochains jours.
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Inquiétant pour l'avenir.

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